.
Conseil Municipal du 16 décembre 2008
Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais !
La municipalité doit réaliser un parking à proximité du lycée.
« Nous n’avons rien contre le projet d’aménagement du parking, cependant, à chaque inondation importante on se plaint que l’eau arrive trop vite et qu’il y en a de plus en plus, en mettant en cause l’imperméabilisation des sols en amont.
On a l’occasion de montrer l’exemple, qui plus est à proximité d’un site à vocation éducative, en faisant un aménagement qui limite l’imperméabilisation des sols, mais on ne le fait pas. Certes le coût serait plus élevé, mais il faut être cohérent dans nos décisions et mettre en application chez nous ce qu’on demande aux autres.
C’est pour cela que nous nous abstiendrons de voter cette délibération. »
| Le Maire a dit qu’une variante serait incluse au marché, mais de toute façon ce sera plus cher et donc pas retenu. Si on veut vraiment faire un aménagement tenant compte des problèmes d’imperméabilisation, il faut le mentionner dans le projet. Que fait Madame RUNGE adjointe à l’environnement pour défendre ces idées la ? Elle a dit qu’elle avait donnée de la documentation aux services pour les futurs travaux. Je suppose que comme c’est nous qui avons pensé à ces problèmes en premier, on ne peut l’accepter tout de suite ! |
Salle multi activité de Chateaurenaud, de nouveaux arguments pour essayer de justifier des décisions qui ne sont toujours pas claires
« La délibération qui nous est proposée aujourd’hui est différente de ce qui nous avait été indiqué lors du dernier conseil et qui avait fait l’objet d’un débat animé. Je suis bien content de constater que j’avais raison lors du dernier conseil municipal en n’acceptant pas ce qui nous était proposé dans les décisions du Maire et en demandant que le dossier soit repris, chose en partie faite par cette délibération.
Les justifications données par Monsieur le Maire lors du dernier conseil municipal sont remises en cause aujourd’hui, puisque dans le compte-rendu du dernier conseil il est écrit que l’économie générale du marché n’est pas modifiée car l’architecte est toujours rémunéré au même taux. Or, la délibération de ce jour donne un taux de rémunération différent. »
Extrait du dernier compte-rendu : Monsieur le Maire dit l’architecte est toujours payé au même taux de 11,15 %. La délibération nous dit aujourd’hui qu’il est rémunéré à 10,25 %.
« Grace à mon intervention, la commune économise au moins 18 000 €. (0.9% de 1 995 000 €). »
« Quel est le montant exact de l’avenant ? Est-ce que c’est 204 487 € (10.25 % de 1 995 000 €) ? » oui d’après le Maire, mais ensuite c’est une autre version.
« Je me permets de rappeler les seuils de procédure des marchés publics, qui disent que pour un montant de maîtrise d’œuvre de 206 000 € on doit passer par un concours.
Le marché initial était de 169 758.75 € HT. A priori, les honoraires réglés vis à vis de l’ancien projet se montent à 108 498.80 € HT » (soit 64 % du marché). Confirmé par le Maire en conseil.
L’avenant représente donc 84 % du marché initial. Finalement non, le Maire nous explique que c’est le nouveau montant du marché qui est de 204 487 €. L’avenant ne serait donc que de 34 728 €.
« Dans ce dossier, on essaye, par cette délibération, de régulariser un problème qui commence à dater, car mes premières remarques de septembre n’ont pas été prises au sérieux par la municipalité. Madame Muller a présenté des plans en réunion publique au début du mois de septembre, depuis il y a eu 2 conseils et c’est au troisième conseil qu’on présente une délibération pour passer un avenant. Pour moi ce n’est pas normal. »
« Si la municipalité avait soldé le marché avec le maître d’œuvre dès le printemps et relancé une procédure pour le nouveau projet, nous pourrions aujourd’hui envisager le démarrage des travaux. »
| Nous avons donc voté contre en demandant qu’on reprenne la consultation du maitre d’œuvre à zéro. Le raisonnement qui est mis dans la délibération aurait été acceptable, si l’ancienne municipalité n’était pas allée aussi loin dans la démarche lors du premier projet. Comme indiqué dans la page précédente, nous sommes toujours en attente des éléments précis de l’avenant pour savoir le montant réel de l’avenant. Il nous semble très surprenant qu’un cabinet d’architecte ne fasse pas payer le fait de refaire un projet sur un site différent avec des nouvelles mesures, mais on verra bien. De toute façon, le montant de l’avenant atteint plus de 20 % du marché initial ce qui n’est pas acceptable. Quand on pense que l’annonce publique pour la consultation mentionnait un projet de 970 000 €, avec les 1 995 000 € de travaux prévus aujourd’hui on est loin du compte et on comprend pourquoi une nouvelle consultation aurait été justifiée. |